Commissariat: Katia Schneller et Simone Frangi.
Le Festival des Gestes de la Recherche est organisé par l’ESAD Grenoble-Valence, avec le soutien de la DRAC Auvergne – Rhône Alpes.
Sous la tutelle du Ministère de la Culture, du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, l’ESAD • est financée par Valence Romans Agglo, Grenoble Alpes Métropole, L’Etat, la région AURA, ainsi que les départements de la Drôme et de l’Isère.
La soirée du jeudi 26 mars est élaborée en dialogue avec Olivia Adankpo-Labadie, responsable de l’ANR ETHIOKONGROME – Université Grenoble Alpes.
Depuis 2020, le Festival des Gestes de la Recherche est un format festivalier atypique rassemblant arts visuels, performance, recherche sonique et théorie, conçu depuis une école d’art comme un espace de « recherche en action » : il met en dialogue des artistes, des théoricien·nes et des curateur·rices, et vise ainsi à créer un tissage de gestes de recherche articulant des formes de parole et d’expériences, dé-hiérarchisant les relations entre théorie et pratique artistique. L’organisation du Festival – dont le commissariat est assuré par les chercheur.euses et commissaires Katia Schneller et Simone Frangi, Professeur.e de l’ESAD – est aussi un chantier de travail crucial pour les étudiant·es impliqué·es dans le nouveau Master “Holobionte. Pratiques visuelles, expositions et nouvelles écologies de l’art” de l’Option Art de l’ESAD•• – site de Grenoble (www.holobionte-grenoble.com). Il est organisé par l’Unité de Recherche “Hospitalité artistique et activisme visuel : pour une Europe diasporique et post-occidentale” hébergée par l’ESAD – site de Grenoble, qui s’intéresse à la manière dont les pratiques artistiques contribuent à penser et à façonner des citoyennetés plurielles.
Après avoir interrogé la complexification des désirs d’appartenance simultanée à des territoires multiples et la crise de la rhétorique essentialisante des “racines”, notamment à travers les notions de foyer et de « home », sa cinquième édition en 2024-2025 a été consacrée aux notions de résistance et de résilience.
Le premier volet de la 6è édition du Festival des Gestes de la Recherche en décembre 2025 a mis à l’honneur des pratiques artistiques et théoriques internationales qui pointent comment la violence des démarches coloniales historiques et leur continuité dans le présent ont un impact sur la situation écologique actuelle. Celles-ci dénoncent les stratégies d’appropriation coloniale et de pillage extractiviste qui ont créé et continuent de créer un rapport de dépendance des Suds Globaux envers les Nords Globaux, et empêchent les populations autochtones d’imaginer un futur viable dans leurs terres de manière émancipée et autodéterminée.
Le second volet se construit en deux temps. La soirée du mercredi 25 mars 2026 se consacre ainsi aux pratiques artistiques et théoriques qui pointent, depuis des positions marginalisées au sein de la société contemporaine, la manière dont les dynamiques capitalistes et coloniales ont vidé la notion de « nature » de ses vivant·es. Julien Princesse Didier présente ainsi les apports aux récits écologistes des minorités LGBTQI+. Kim Doan Quoc réécrit des contes folkloriques vietnamiens depuis des perspectives décoloniales, queer et écologistes. Analu Laferal x Tiagx Velez x Juliana Zuluaga Montoya imaginent l’émergence d’une nouvelle espèce hybridant différentes formes de vie.
La soirée du jeudi 26 mars, quant à elle, inaugure le partenariat avec l’ANR ETHIOKONGROME mené par Olivia Adankpo-Labadie à l’Université Grenoble-Alpes et propose d’explorer les relations diplomatiques, religieuses et culturelles entre les royaumes chrétiens d’Éthiopie et de Kongo et les puissances catholiques méditerranéennes aux XVe et XVIe siècles, à l’aune des pratiques artistiques actuelles. Il s’agit d’un premier temps de cette collaboration qui se concentre sur la manière dont les artistes congolais·es Nkisi et Sinzo Aanza proposent dans leurs recherches artistiques une relecture de l’histoire des relations entre leur pays et l’Europe à l’aune de leur travail avec des archives sonores historiques. Un second temps se tiendra à l’UGA les 26-27 novembre 2026 et donnera lieu à l’exploration des archives coloniales proposée par la recherche photographique menée par l’artiste congolais George Senga et le travail d’installation de l’artiste éthiopien Bekele Menkonnen.
En paralèlle, Amal Alhaag, curatrice, chercheuse et co-initiatrice/facilitatrice de plusieurs initiatives basée à Amsterdam, notamment Metro54, donnera un workshop de deux jours qui reviendra sur ses projets de recherche sur l’histoire de l’esclavage, le genre, les collections coloniales et la culture populaire en tant que patrimoine.
18h AUDITORIUM CLAUDE CAHUN Introduction Katia Schneller et Simone Frangi
18h30-19h30 AUDITORIUM CLAUDE CAHUN : Julien Princesse Didier, Penser des alliances queer-écologistes à partir de l’héritage de la contre-culture gay, conférence
20h-20h45 SALLE JOTA MOMBAçA: Kim Doan Quoc, You can wake me if you want to, 2026, performance
20h45-22h AUDITORIUM CLAUDE CAHUN: Analú Laferal x Tiagx Vélez x Juliana Zuluaga Montoya, El Origen de las Especias (2024, film, 1h11) – Avertissement de contenu: scène à caractère sexuel
Matinée
10h-12h AUDITORIUM C. CAHUN : Rencontres avec Kim Doan Quoc et Julien Princesse Didier
Soirée en partenariat avec l’ANR ETHIOKONGROME
18h AUDITORIUM CLAUDE CAHUN: Introduction Katia Schneller et Simone Frangi
18h10-19h AUDITORIUM CLAUDE CAHUN : Olivia Adankpo-Labadie, Explorer les connexions entre les royaumes chrétiens d’Ethiopie et de Kongo et la Méditerranée médiévale et moderne. Présentation de l’ANR ETHIOKONGROME
19h30-20h10 SALLE UNIKA ZURN: Sinzo Aanza, Le chant interrompu pour la ville, 2022, performance sonore présentée par Samah Slim (galerie Imane Farès) et en dialogue musical avec Marius Tarakdjioglou
20h30-21h10 AUDITORIUM CLAUDE CAHUN : Nkisi, Serpent Songs and Anomaly index, séance d’écoute
TOUTE LA JOURNEE SALLE GUERRILLA GIRLS: Workshop Amal Alhaag
10h-12h AUDITORIUM CLAUDE CAHUN: Rencontres avec Amal Alhaag et Sinzo Aanza.
TOUTE LA JOURNEE SALLE GUERRILLA GIRLS: Workshop Amal Alhaag